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Du Nord-Ouest
vers le Sud on distingue les grandes formations géologiques
suivantes :
1 - La
zone Nord-Dapaong comprenant les formations cristallines
diversifiées de la bordure orientale du craton Ouest-africain
considérées d'âge archéen (ou anté-Birrimien)
à Protérozoïque supérieur (Précambrien
C ou Birrimien). Les roches de ces formations comprennent des migmatites,
des gneiss, des amphibolites, des granodiorites et des granites.
2 - Une
zone stable représentée
par les formations sédimentaires de la partie togolaise du
bassin des Volta ; discordantes sur le socle birrimien, elles se
subdivisent en deux supergroupes lithostratigraphiques séparés
par une discordance de ravinement :
° le
supergroupe infrallitique à dominante gréseuse
avec des intercalations de pélites et de siltites, faiblement
monoclinal vers le sud-est ;
° le
supergroupe suprallitique présentant à la
base le complexe de la " triade " formé de bas
en haut d'une tillite, de carbonates et de silexites surmontées
des shales de Mango dominants avec des intercalations de grès.
Ces formations sont également monoclinales vers le sud-est
et se plissent progressivement vers l'Est.
3 - Une
zone mobile correspondant à la chaîne panafricaine
des Dahoméyides.
La zone
externe de la chaîne des Dahoméyides comprend
:
- un ensemble
sédimentaire à dominante de shales à métamorphisme
faible à anchizonal qui constitue la zone de transition entre
le bassin des Volta à l'Ouest et la chaîne de l'Atacora
(Monts Togo) à l'Est ; cet ensemble représente une
partie de l'unité structurale du Buem qui comprend aussi
des grès-quartzites et des hématitites parfois jaspoïdes
;
- l'Unité
structurale de l'Atacora formée de l'ensemble des schistes
dits de Kantè qui, avec les formatons jaspoïdes et grès-quartzites
(Buem), constituent la " Zone des collines " frontales,
et les formations épimétamorphiques fortement plissées
et tectonisées à dominante de micaschistes et de quartzites
de la chaîne de l'Atacora (Monts Togo). L'Unité structurale
de l'Atacora présente un caractère volcano-sédimentaire
se signalant par la présence de métavolcanites d'origine
basique à acide ;
- le domaine
anatectique de Kpalimé-Amlamé constitué de
granitoïdes calco-alcalins, de migmatites et de gneiss.
La zone interne
de la chaîne des Dahoméyides est formée
par :
- le complexe
du sillon basique-ultrabasique Kabyè-Sotouboua-Agou caractérisé,
d'une part, par l'association intime de roches métamorphiques
du socle (série orthogneisso-amphibolique) et de roches de
la couverture (quartzites, micaschistes) et, d'autre part, par l'abondance
des massifs basiques à ultrabasiques (orthoamphibolites,
serpentinites, schistes verts, pyroxénolites, gabbros) et
la présence locale d'éclogitoïdes.
Les roches basiques
à ultrabasiques sont les éléments d'une ophiolite
mise en place dans le cadre d'un rifting intracontinental ayant
démarré aux environs de 700 Ma et clos par l'orogenèse
panafricaine vers 600 Ma. Les massifs basiques à ultrabasiques
correspondent à la zone de suture de la chaîne ;
- L'Unité
structurale de la plaine bénino-togolaise, plus ou moins
diversifiée avec des granitoïdes, des migmatites, des
séries gneissiques, des roches métasédimentaires,
des orthogneiss et des roches basiques et ultrabasiques.
Il est à
noter que la partie orientale de ce domaine plutono-métamorphique
est traversée par des cisaillements crustaux majeurs, qui
se prolongent jusque dans le Hoggar.
L'âge
de ces formations est actuellement présumé contemporain
du cycle panafricain reprenant des " noyaux " plus anciens
dont quelques-uns donnent des âges représentatifs de
l'orogénie éburnéenne tels les orthogneiss
de Kara (2064 Ma) et les orthogneiss d'Agbélouvé (1708
Ma).
4 - Le
Bassin sédimentaire côtier occupe l'extrémité
sud du territoire togolais et couvre une superficie d'environ 3.300km2.
La série marine crétacé-tertiaire sous-jacente
n'est, à quelques exceptions près, jamais affleurante.
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